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  • La liberté et l’ordre public : Diderot et la bonté des lois

    Florent Guénard
    Pour Diderot, il est illusoire de croire que l’on peut rationaliser le droit pénal, comme Beccaria le suggère, et proportionner les peines aux délits selon une échelle nécessaire. L’arbitraire du juge est pour Diderot moins un obstacle pour la justice qu’une condition de possiblité. Cette critique adressée au juriste italien semble pourtant ne pas s’accorder avec le rôle qu’il attribue au législateur : élaborer un code de lois pleinement rationnel, qui fasse abstraction de la diversité des coutumes (...)

  • Le reniement de Pierre

    Le paradoxe de la prophétie et l’idée de théologie philosophique

    Cyrille Michon
    L’annonce du reniement de Pierre par Jésus est la prédiction d’un acte tenu pour libre, puisqu’il sera objet de repentir. La tradition chrétienne y a vu un exemple de manifestation de la prescience divine, aspect de l’omniscience qu’elle a régulièrement attribué à Dieu. L’omniscience devrait donc être entendue – entre autres – comme une omniprescience : tout ce qui arrivera est su par Dieu, à l’égal de tout ce qui est arrivé, arrive, et de tout ce qui est nécessaire et toujours le cas. Le récit de l’annonce (...)

  • Éternité ou commencement de l’univers ?

    L’agnosticisme comme réponse philosophique

    Cyrille Michon
    Un problème empirique, religieux et conceptuel
    La représentation commune de l’univers, en ce début de XXIe siècle, en fait une réalité comme les autres, beaucoup plus grosse, unique en son genre, assurément, mais ayant, comme tout ce que nous connaissons, un certain âge, une certaine durée de vie. L’hypothèse physique généralement admise d’une explosion originaire, le Big Bang, survenu il y a 15 milliards d’années, ou au moins entre 10 et 20 milliards d’années, a largement passé dans le grand public. (...)

  • La question de l’éducation naturelle dans l’Émile

    Florent Guénard
    Dans l’Émile, Rousseau prend pour objet ce que la philosophie de son temps a délaissé, « la première de toutes les utilités qui est l’art de former des hommes ». Mais pour bien former les hommes, il faut les connaître : l’éducation ne se sépare pas de l’anthropologie, l’Émile, comme le souligne Rousseau dans sa Lettre à Ch. De Beaumont, est bien une « Théorie de l’homme ».
    Lire la suite de l’article dans le document ci-joint.
    Article publié dans Skepsis, Paris, Delagrave, 2004, p. (...)

  • La vertu dormitive de l’opium

    Cyrille Michon
    Le latin de Molière nous a légué cette critique célèbre d’une notion médiévale. Au Docteur qui lui demande causam et rationem quare/Opium facit dormire, le Bachelier de dire A quoi respondeo,/Quia est in eo/Virtus dormitiva,/Cujus est natura/Sensus assoupire. Le XVIIe siècle a été friand de telles plaisanteries, auxquelles on doit ajouter la vertu apéritive de la clé, et la vertu attractive du croc, raillées par Pascal. Mais on verra que Pascal est loin d’être opposé à la notion même de pouvoir causal…. (...)

  • Les dinosaures ont-ils existé ?

    Réalisme épistémologique et réalisme ontologique des universaux

    Cyrille Michon
    La question de l’existence des dinosaures, si c’en est une, est d’abord comprise comme une question empirique. Elle de savoir si les données recueillies, notamment les fossiles, permettent de reconstituer une population animale ayant existé dans une période éloignée, avant de disparaître totalement de la surface de la Terre, et ayant eu des propriétés qui justifient son rassemblement sous une même dénomination. A la différence d’une autre question empirique, comme celle de l’existence de l’Atlantide ou (...)

  • Une Théodicée analytique est-elle possible ?

    in Théologie et Analyse, sous la direction de B. Gnassounou, R. Pouivet et S. Bourgeois-Gironde, Vrin, 2002

    Cyrille Michon
    Toute théodicée est analytique en ce qu’elle présuppose une certaine possibilité de former des concepts sur Dieu et le mal, et de formuler des arguments à partir de cette base conceptuelle. Et c’est là tout ce que réclame un discours pour être appelé analytique. Mais la question demeure de savoir quel est le statut logique de tels arguments, et quel type de conclusion ils permettent d’atteindre. Cela dit, tout discours sur Dieu et le mal, quand bien même il serait analytique, n’est pas pour autant une (...)

  • Frege : du nombre au concept

    François Schmitz
    Ce petit essai cherche à mettre en perspective historique ce que dit Frege dans la note (publiée à titre posthume) qu’il a rédigée à l’intention de l’historien des sciences L. Darmstaedter : « Je suis parti des mathématiques. Il me semblait que dans cette science, la tâche la plus pressante consistait à [lui fournir] un meilleur fondement. Je reconnus bientôt que le nombre n’est pas un tas, une suite de choses, ni une propriété d’un tas, mais que lorsque nous attribuons un nombre sur la base d’un (...)

  • Programme du Festival de Salzbourg 2000

    L’amour de loin

    Opéra de Kaija Saariaho et Amin Maalouf

    Alain Patrick Olivier
    La quête initiale de Jaufre Rudel est ce que les troubadours nommaient “ fin’amor ”, ce qui est à l’origine de la conception amoureuse occidentale. On a souvent dit que l’amour était une invention du douzième siècle. A cette époque apparaît un sentiment nouveau, ou plus exactement, une nouvelle idéologie. L’amour n’est plus présenté simplement comme un besoin physique, mais comme une vertu. L’idée même de mourir par amour pour une femme, ou même de s’humilier devant elle, était peu valorisée en Occident (...)

  • Silences cosmologiques

    Dans « Le vide et l’indicible au XVIIe siècle » (C. Biet et V. Jullien éditeurs), numéro spécial de la revue XVIIe siècle, juin 2000.

    Vincent Jullien
    L’étude qui suit fait un constat, celui de la place modeste que semble occuper la discussion du système du monde dans la première moitié du XVIIe siècle, chez des auteurs qui sont, par ailleurs, les chefs de file des modernes et donc, tous acquis à une version ou une autre du nouveau système. Il s’agira alors de chercher à comprendre ces silences. La remise en cause préalable d’un lieu commun de l’histoire des idées –le séisme supposé causé par le naufrage du géocentrisme- sera utile pour atteindre cet (...)

  • Les frontières dans les mathématiques cartésiennes

    Historia Scienciarum, mars 1999

    Vincent Jullien
    Descartes signale explicitement l’existence de frontières, plus exactement de clôtures aux mathématiques. Les expressions selon lesquelles tel ou tel objet n’est ‘pas reçu en sa géométrie’ ou a été ‘rejeté hors de sa géométrie’, en portent témoignage. Cette frontière est aussi une fin, un achèvement. Ainsi, terminant le troisième livre de sa Géométrie de 1637, il estime avoir montré la voie qu’il suffit de suivre « pour construire tous les problèmes qui sont plus composés à l’infini […] Et espère que nos neveux (...)

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