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Les ombres de la Place Royale

jeudi 12 octobre 2006, Vincent Jullien


Roman historique et philosophique

1613. Lors d’une fête près de Brest, René Descartes, génial élève des jésuites à La Flèche, se prend d’amitié pour deux enfants du pays, la toute jeune baronne Marie de Kerlech et Gilbert Le Person, un va-nu-pieds particulièrement doué. Ces liens, nourris par une passion commune pour le savoir, ne se démentiront jamais, depuis la Bretagne jusqu’à Paris qui, en cette première moitié du XVIIe siècle, règne sans partage sur les sciences et la philosophie. Introduit dans le cercle fermé de la place Royale, où se réunissent les meilleurs esprits du temps, Pascal, Hobbes, Gassendi... Gilbert se retrouve au cœur des controverses. Les philosophes disputent sur le système du monde, sur la lumière ou l’existence du vide. Mais Paris, c’est aussi les intrigues et les affrontements religieux et politiques. Dans l’ombre, quelques fanatiques sont prêts à toutes les manœuvres, même criminelles, pour abattre les impies. Plongé dans cette tourmente,
Gilbert n’aura d’autre choix que de les affronter afin que ni l’amour, ni la science, ni la philosophie ne perdent leurs droits.

# Broché : 472 pages
# Editeur : Stock (12 octobre 2006)
# Langue : Français
# ISBN-10 : 2234059585




À propos de l'auteur :

Professeur d’histoire et philosophie des sciences.
Philosophie et sciences à l’âge classique. Epistémologie de la physique. Mathématiques âge classique.


Courrier électronique : Vincent Jullien


Du même auteur :
  • Silences cosmologiques

    Dans « Le vide et l’indicible au XVIIe siècle » (C. Biet et V. Jullien éditeurs), numéro spécial de la revue XVIIe siècle, juin 2000.

    Vincent Jullien
    L’étude qui suit fait un constat, celui de la place modeste que semble occuper la discussion du système du monde dans la première moitié du XVIIe siècle, chez des auteurs qui sont, par ailleurs, les chefs de file des modernes et donc, tous acquis à une version ou une autre du nouveau système. Il s’agira alors de chercher à comprendre ces silences. La remise en cause préalable d’un lieu commun de l’histoire des idées –le séisme supposé causé par le naufrage du géocentrisme- sera utile pour atteindre cet (...)

  • Les frontières dans les mathématiques cartésiennes

    Historia Scienciarum, mars 1999

    Vincent Jullien
    Descartes signale explicitement l’existence de frontières, plus exactement de clôtures aux mathématiques. Les expressions selon lesquelles tel ou tel objet n’est ‘pas reçu en sa géométrie’ ou a été ‘rejeté hors de sa géométrie’, en portent témoignage. Cette frontière est aussi une fin, un achèvement. Ainsi, terminant le troisième livre de sa Géométrie de 1637, il estime avoir montré la voie qu’il suffit de suivre « pour construire tous les problèmes qui sont plus composés à l’infini […] Et espère que nos neveux (...)

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    Science et techniques et perspective, nouvelle série, n°2, 1998

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  • Roberval contre Arnauld

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    Vincent Jullien
    Gilles Personne de Roberval et Antoine Arnauld, dit le grand Arnauld ont vécu en un même temps et en un même lieu, de la fin des années 1630 environ à 1675, à Paris. Est-ce suffisant pour justifier une étude comparative, pour les opposer ? À l’unité de temps et de lieu, ne manque-t-il pas en effet l’unité d’action pour que la pièce ait quelque consistance ?
    S’ils ont en commun d’avoir été très renommés et controversés de leur vivant puis quelque peu oubliés et sous-estimés par la postérité, ils diffèrent (...)

  • Les Eléments de géométrie de Roberval

    Vincent Jullien
    TEXTES RÉUNIS ET PRESENTÉS PAR VINCENT JULLIEN AVEC UNE PRÉSENTATION GÉNÉRALE ET UNE POSTFACE
    Roberval (1602-75) a rédigé un traité d’éléments de géométrie, resté inédit malgré les nombreuses recommandations de l’académie des sciences. Se détournant de ses recherches et découvertes concernant les méthodes infinitésimales, il s’attaque aux problèmes des fondements de la géométrie. Reprenant le projet euclidien d’une construction déductive de la géométrie, il se montre critique rigoureux des « faiblesses » du corpus (...)

  • La Géométrie de 1637 de René Descartes

    Vincent Jullien
    Descartes a pensé et affirmé avoir ‘achevé la géométrie’, ce qui n’est évidemment pas vrai, comme l’ont immédiatement prouvé les développements ultérieurs de cette science. La revendication cartésienne doit cependant être prise au sérieux car elle n’est pas sans fondement. L’algébrisation à laquelle Descartes donne un élan décisif est un mouvement qui fera bientôt éclater les frontières du domaine traditionnel des mathématiques : caractère de nombres aussi bien que de lignes, expression possible d’algorithmes (...)

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