• IFAC

Accueil  Publications  La démocratie à l’œuvre. Autour de P. (...)

Sous la direction de S. Al-Matary et de F. Guénard

La démocratie à l’œuvre. Autour de P. Rosanvallon

Seuil

samedi 22 août 2015, Florent Guénard


Pour comprendre nos sociétés démocratiques toujours en quête d’elles-mêmes, explique Pierre Rosanvallon, il faut articuler l’histoire de l’âge moderne et l’analyse du monde contemporain. Et pour cela inventer une méthode et des outils conceptuels permettant à la fois de tirer parti de l’étude du passé et de saisir ce qui nous en sépare.

De L’Âge de l’autogestion (1976) à La Société des égaux (2011), cet objectif théorique est resté indissociable d’une réflexion sur la difficulté de donner corps à l’idéal démocratique. La démarche est originale, en grande partie inclassable et incontestablement féconde. Elle convoque une pluralité de savoirs, invite les disciplines à dialoguer, appelle la discussion.

C’est à cette intention que répond le présent ouvrage, le premier à proposer une mise en perspective globale de l’œuvre de Pierre Rosanvallon. Réunissant historiens, sociologues, politistes, philosophes, il se veut à la fois une réflexion sur la singularité d’un travail dont les effets sont sensibles dans le monde intellectuel et une discussion des thèses autour desquelles sa pensée se structure.

Table des matières :

  • Introduction.
  • « Le système conceptuel de P. Rosanvallon »
    Florent Guénard p. 9

    Première partie. Questions de méthode

  • « Pour une histoire conceptuelle du politique. Questions de méthode »
    Bruno Bernardi p. 31
  • « Des mots aux choses. P. Rosanvallon, analyste du discours social »
    Sarah Al-Matary p. 49
  • « De l’eau à la rivière ? La réception anglo-américaine de l’œuvre de P. Rosanvallon »
    Samuel Moyn p. 65

    Seconde partie. L’histoire du politique

  • « La démocratie française, répertoire des apories de la modernité politique »
    Françoise Mélonio p. 81
  • « Pierre Rosanvallon, historien de l’État et de la société civile »
    Nicolas Delalande p. 97
  • « Faire l’histoire des corps intermédiaires en France : quelques remarques sur Le Modèle politique français »
    Chloé Gaboriaux p. 113
  • « La représentativité des syndicats dans l’œuvre de P. Rosanvallon »
    Alain Chatriot p. 127

    Troisième partie. La société démocratique

  • « La démocratie intégrale selon Pierre Rosanvallon »
    Justine Lacroix p. 145
  • « Pierre Rosanvallon, théoricien de l’égalité démocratique »
    Daniel Sabbagh p. 165
  • « Les légitimités démocratiques en tension »
    Jean-Claude Monod p. 181
  • « Les métamorphoses de la responsabilité »
    Nicolas Duvoux p. 197
  • « État-providence, universalisme et citoyenneté sociale : comparaisons franco-scandinaves »
    Yohann Aucante p. 211
  • Postface de P. Rosanvallon p. 229
  • Bibliographie p. 251



À propos de l'auteur :

Maître de conférences. HDR. Philosophie morale et politique. Philosophie du XVIIIe siècle. Directeur de la rédaction de la revue La vie des idées.

Aujourd’hui : maître de conférences à l’Ecole Normale Supérieure (Paris)


Courrier électronique : Florent Guénard


Du même auteur :
  • Revue Philosophie

    Désir d’égalité et envie

    Les passions démocratiques dans De la Démocratie en Amérique de Tocqueville

    Florent Guénard
    Pour Tocqueville, il existe deux manières d’aimer l’égalité, ce qu’il précise dès le troisième chapitre du premier volume : « Il y a [...] une passion mâle et légitime pour l’égalité qui excite les hommes à vouloir être tous forts et estimés. Cette passion tend à élever les petits au rang des grands ; mais il se rencontre aussi dans le cœur humain un goût dépravé pour l’égalité, qui porte les faibles à vouloir attirer les forts à leur niveau, et qui réduit les hommes à préférer (...)

  • La Religion, la Liberté, la Justice

    Un commentaire des Lettres écrites de la Montagne de Jean-Jacques Rousseau

    Florent Guénard
    La publication de l’Emile et du Contrat social a dressé les autorités de l’Europe entière contre Rousseau. A Genève, les deux ouvrages - condamnés comme « tendant à détruire la religion chrétienne et tous les gouvernements » - sont brûlés le 18 juin 1762. Rousseau abdique sa citoyenneté pour protester contre le traitement qui lui a été infligé. Les Citoyens et Bourgeois portent alors des « représentations » au Petit Conseil qui riposte par la plume de Jean-Robert Tronchin : ce sont les Lettres de la (...)

  • La liberté et l’ordre public : Diderot et la bonté des lois

    Florent Guénard
    Pour Diderot, il est illusoire de croire que l’on peut rationaliser le droit pénal, comme Beccaria le suggère, et proportionner les peines aux délits selon une échelle nécessaire. L’arbitraire du juge est pour Diderot moins un obstacle pour la justice qu’une condition de possiblité. Cette critique adressée au juriste italien semble pourtant ne pas s’accorder avec le rôle qu’il attribue au législateur : élaborer un code de lois pleinement rationnel, qui fasse abstraction de la diversité des coutumes (...)

  • La question de l’éducation naturelle dans l’Émile

    Florent Guénard
    Dans l’Émile, Rousseau prend pour objet ce que la philosophie de son temps a délaissé, « la première de toutes les utilités qui est l’art de former des hommes ». Mais pour bien former les hommes, il faut les connaître : l’éducation ne se sépare pas de l’anthropologie, l’Émile, comme le souligne Rousseau dans sa Lettre à Ch. De Beaumont, est bien une « Théorie de l’homme ».
    Lire la suite de l’article dans le document ci-joint.
    Article publié dans Skepsis, Paris, Delagrave, 2004, p. (...)

  • Rousseau et le travail de la convenance

    Florent Guénard
    L’idée de convenance désigne chez Rousseau une relation immanente qui émerge des termes en rapport, sans être imposée par une instance extérieure ou supérieure. Elle détermine un ordre naturel, sans cesse opposé par Rousseau aux ordres factices que la civilisation construit : normes sociales artificielles où la conformité des usages l’emporte sur la singularité des individus, devoirs uniformes qui ne tiennent pas compte des situations morales, lois inapplicables parce que non accordées aux mœurs, (...)

  • Rousseau

    Florent Guénard
    Rousseau s’est opposé radicalement à la philosophie et à la science politique de son temps. Il n’a cessé de revendiquer une telle radicalité et a lui-même désigné le point où elle s’est fixée : il ne s’est pas contenté, contrairement à ses prédécesseurs et à ses contemporains, de décrire le mal, il s’est efforcé d’en rendre raison, en montrant que tout tient à la politique, que « tous les vices n’appartiennent pas tant à l’homme qu’à l’homme mal gouverné ». Si les moralistes se sont bornés à énumérer les vices (...)

1 | 2 | 3


Haut de page up

rechercher sur le caphi


aide & repérage

logouniv       Le site du CAPHI est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 France.      Contrat Creative Commons