• IFAC

Accueil  Publications  Je pense donc je suis

Je pense donc je suis

mardi 1er juin 2004, Denis Moreau


Un petit ouvrage de « philosophie populaire » sur une des plus célèbres propositions philosophiques

Je pense donc je suis. Peu d’énoncés philosophiques ont connu une destinée et acquis une célébrité semblables à celles du cogito de Descartes : depuis la parution du Discours de la méthode, il n’est guère de penseur important qui ne se soit senti obligé de donner son avis sur cette affirmation ; et de façon plus frappante encore, le cogito est une des rares – sinon la seule – propositions de philosophie à avoir échappé aux spécialistes pour devenir réellement populaire comme en témoignent les calembours et variations plus ou moins réussis qu’on peut glaner au détour des conversations de bistrot et des repas de famille : “ Je pince ” ou “ Je ponce, donc je suis ”, dit le bricoleur ; “ J’éponge, donc j’essuie ”, dit le garçon de café ; “ Je panse, donc je suis ”, dit l’infirmière ; “ Je pense qu’on me suit ”, dit le paranoïaque ; “ Je passe ou je suis ”, dit le joueur de poker ; “ Je pense, donc je boude ”, dit l’amateur de contrepèteries, etc. Devant une telle accumulation de gloses, de critiques, de détournements, on peut être pris d’une espèce de nausée analogue à celle qui saisit les héros du Bouvard et Pécuchet de Gustave Flaubert au terme de leur tentative d’apprentissage de la philosophie : “ Je n’en veux plus ! Le fameux cogito m’embête. ” Ce serait dommage. Mieux vaut voir dans cette consécration la marque du caractère tout à fait exceptionnel de cet énoncé, et tenter de saisir les raisons de ce destin singulier.

Poche : 50 pages ; Editeur : Pleins Feux ; Édition : 1e (17 juin 2004) ; Langue : Français ; ISBN-10 : 2847290044 ; ISBN-13 : 978-2847290042




À propos de l'auteur :

Professeur.
Histoire de la philosophie classique (notamment Descartes et cartésianisme), philosophie de la religion.


Courrier électronique : Denis Moreau


Du même auteur :
  • Malebranche

    Une philosophie de l’expérience

    Denis Moreau
    Une présentation de l’ensemble de la pensée de Malebranche.
    " Quand j’ai donc comparé les sciences entre elles selon mes lumières, les divers avantages ou leur évidence ou de leur utilité, je me suis trouvé dans un embarras étrange. Tantôt la crainte de tomber dans l’erreur donnait la préférence aux sciences exactes, telles que sont l’arithmétique et la géométrie, dont les démonstrations contente admirablement notre saine curiosité. Et tantôt le désir de connaître, non les rapports des idées entre elles, (...)

  • Antoine Arnauld. Textes philosophiques

    Denis Moreau
    L’œuvre considérable d’Antoine Arnauld, dit le Grand Arnauld (1612-1694), a été étudiée de façon très inégale. Son versant théologique (discussions sur la « fréquente communion », défenses intransigeantes d’un augustinisme radical au sujet de la grâce, polémiques avec les Réformés sur l’eucharistie) est depuis longtemps bien connu. Une tradition féconde s’accorde également à reconnaître en Arnauld une ligure majeure de la logique et de la philosophie du langage. On connaît moins, en revanche, Arnauld comme (...)

  • Deux cartésiens

    Denis Moreau
    De 1683 à 1694, Antoine Arnauld et Nicolas Malebranche, anciens « amis » et prêtres que leur intérêt pour Descartes, leur révérence pour Augustin et leur commune inquiétude face au « libertinage » semblaient pourtant destiner à s’entendre, polémiquèrent violemment. En insistant sur l’aspect philosophique de ces débats, cet ouvrage propose la première interprétation d’ensemble de cette célèbre confrontation. Y-a-t-il de sérieuses raisons philosophiques au désaccord entre Arnauld et Malebranche ? Leur (...)

  • Thomas d’Aquin, Somme contre les Gentils, livre IV

    Denis Moreau
    Traduction, introduction et annotation du livre IV de « l’autre » grande Somme thomiste
    La raison et la foi, Aristote et la Bible : la Somme contre les Gentils offre une synthèse unique par l’ampleur de son dessein. Thomas a trente-trois ans quand, pour « accomplir le métier de sage », il entreprend de penser la Révélation en parlant le langage de « la raison naturelle, à laquelle tous sont contraints d’assentir ». Le livre IV expose les vérités connues par la seule Révélation : " Il faut les (...)

  • Descartes, Lettre-préface des Principes de la philosophie

    Denis Moreau
    Edition, introduction et annotation de la Lettre-Préface des Principes de la philosophie de Descartes
    Descartes, le « véritable initiateur de la pensée moderne », celui dont « on ne saurait se représenter dans toute son ampleur l’influence qu’il a exercée sur son époque et sur les temps modernes » (Hegel), a attendu la fin de sa vie pour répondre à la question : qu’est-ce que la philosophie ? Cette attente ne tient pas seulement à des raisons historiques, et constitue peut-être une leçon de philosophie. (...)

1 | 2 | 3 | 4


Haut de page up

rechercher sur le caphi


aide & repérage

logouniv       Le site du CAPHI est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 France.      Creative Commons