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Thomas d’Aquin et la controverse sur l’Eternité du monde

vendredi 3 septembre 2004, Cyrille Michon


Présentations et traductions sous la direction de Cyrille Michon Textes de Thomas d’Aquin, Bonaventure, Jean Peckham, Boèce de Dacie, Henri de Gand, Guillaume d’Ockham

La redécouverte d’Aristote par les philosophes du Moyen Âge chrétien les confronte à plusieurs thèses incompatibles avec la révélation biblique, notamment celle d’un Univers éternel et incréé. Renouvelant un débat présent chez les commentateurs antiques d’Aristote, puis chez les penseurs musulmans du XIIe siècle, la controverse qui s’ensuit au sein de l’Université naissante conduit aux condamnations de 1277 : l’évêque de Paris interdit l’enseignement de ces thèses issues d’Aristote. Cette anthologie rassemble les principaux textes de la controverse sur l’éternité du monde, l’une des plus importantes du Moyen Âge. Ils visent à démontrer ou à réfuter deux positions antagonistes, qui prétendent néanmoins toutes deux accepter le dogme de la création au début du temps : 1) il est possible de démontrer philosophiquement que le monde a commencé ; 2) il est impossible de le démontrer philosophiquement, car le commencement du monde ne peut être connu que par la foi. Contrairement à Bonaventure et, plus tard, à Henri de Gand, Thomas d’Aquin opte pour la deuxième voie, celle d’un agnosticisme philosophique partiel, que suivra Guillaume d’Ockham, et qui préfigure l’agnosticisme généralisé de Kant dans les célèbres « antinomies de la raison », cinq siècles plus tard.

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À propos de l'auteur :

Professeur. Métaphysique, philosophie de la religion, philosophie médiévale. Directeur de la revue Igitur - Arguments philosophiques


Courrier électronique : Cyrille Michon


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