• Caphi
Centre Atlantique de Philosophie
Accueil du site  Publications  L’éthique clinique et les normes

Ouvrage collectif

L’éthique clinique et les normes

Sous la direction de Jean-Marie Lardic et Guillaume Durand

jeudi 14 mars 2013, Guillaume Durand, Jean-Marie Lardic


Dans la médecine occidentale, le patient fut longtemps conçu comme un enfant à sauver, incapable ne serait-ce que de recevoir, de manière raisonnable, le savoir du médecin. Après la Seconde Guerre mondiale, la découverte des expérimentations scientifiques intolérables menées sur l’homme, mais aussi le vent libéral et individualiste des années 60, le progrès des biotechnologies, la démocratisation des savoirs ont favorisé l’émergence d’un nouveau paradigme et d’une nouvelle discipline : la bioéthique. Aujourd’hui, le médecin ne peut plus imposer son traitement au malade, il doit, par respect de son autonomie, chercher à obtenir son consentement libre et éclairé. Les normes médicales et sociales, autrefois coercitives, voire transcendantes, sont aujourd’hui discutées et interrogées au regard des préférences et des valeurs individuelles. Des comités d’éthique pluridisciplinaires sont chargés de prendre en compte les demandes des patients qui ne cessent de bousculer les normes établies.

Avec la contribution de Denis Berthiau, Philippe Bizouarn, Gérard Dabouis, Guillaume Durand, Anne Fagot-Largeault, Véronique Fournier, Jean-Marie Lardic, Philippe Tessier, Michel Videcoq et Frédéric Worms

P.-S.

Format 13 x 19 cm. 180 pages. ISBN 978-2-35018-330-5 Prix de vente public : 20 €. Éditions Nouvelles Cécile Defaut.




À propos de l'auteur :

Guillaume Durand

Voir en ligne : EthicA

Maître de Conférences. Bioéthique, éthique médicale et clinique, philosophie de la médecine. Éthique de l’éducation


Courrier électronique : Guillaume Durand


Du même auteur :
  • « Qu’est-ce que l’autonomie du patient ? »

    Revue Soin Gérontologie, vol. 21, n°122

    Guillaume Durand
    Que signifie l’autonomie du patient ? Si l’on définit un choix autonome comme un choix objectif et rationnel, la prescription du médecin n’est-elle pas toujours la voie la meilleure ? Mais la raison est-elle universelle ? Et un individu autonome est-il un individu qui agit conformément à sa seule raison ? La sensibilité, les désirs, les valeurs et les croyances ne sont-elles pas aussi essentielles pour penser l’autonomie de la personne ? Nos démocraties contemporaines sont marquées par un pluralisme (...)

  • L’autonomie à l’épreuve du soin

    Guillaume Durand
    Editions Nouvelles Cécile Defaut, 2015
    Sous la direction de Guillaume Durand et Miguel Jean
    Pendant très longtemps, la relation soignant-soigné reposait sur une autorité médicale acceptée par tous. Aujourd’hui, la valorisation des principes de démocratie et d’égalité, la revendication d’une médecine respectueuse de l’autonomie du patient modifient en profondeur le contrat médical : le patient serait-il devenu un client (chirurgie esthétique, Gestation pour autrui, suicide assisté, etc.) et les soignants (...)

  • Revue Recherches en Éducation Hors série N°6 mars 2014

    Éducation et minimalisme moral

    Sous la direction de Guillaume Durand et Michel Fabre

    Guillaume Durand
    Les neuf contributions de ce numéro sont issues du symposium qui s’est tenu les 19 et 20 mars 2013 à Nantes, et qui a accueilli des chercheurs en philosophie, en sciences de l’éducation, en médecine et en éthique médicale et clinique. L’ensemble des conférences eut lieu en la présence chaleureuse de Ruwen Ogien qui participa aux débats, répondit patiemment et hardiment aux critiques et présenta lui-même une conférence publique.
    Numéro en (...)

  • Whitehead et Einstein

    in À propos de la science (Tome 1) - Autour de la matière

    Guillaume Durand
    À propos de la science (Tome 1) - Autour de la matière, Sous la direction de Nabil El-Haggar et Rudolf Bkouche.
    Présentation de l’éditeur :
    La science est à la fois un processus de connaissance et de compréhension du monde, et un phénomène social. Ce dernier aspect a pris de plus en plus d’importance avec le développement technique qui tend à redéfinir l’ensemble de la société, autant le rapport des hommes au monde que le rapport des hommes entre eux. Ce sont ces aspects que les deux ouvrages À (...)

  • « Puis-je lancer un nain qui le veut bien ? »

    Guillaume Durand
    Puis-je lancer un nain qui le veut bien ? Non, a répondu le Conseil d’Etat en 1995 : le lancer de nain, c’est-à-dire l’attraction ou la compétition qui consiste à projeter le plus loin possible une personne de petite taille, est jugé comme portant atteinte à la dignité de la personne humaine et troublant l’ordre public. Mais les principes d’une telle condamnation sont-ils bien assurés ? Le consentement des protagonistes n’annule-t-il pas toute faute ?
    Voir en ligne sur le site des éditions (...)

1 2


À propos de l'auteur :

Professeur de philosophie. Philosophie allemande moderne et contemporaine.


Courrier électronique : Jean-Marie Lardic


Du même auteur :
  • Hans-Christoph Schmidt am Busch

    La « reconnaissance » comme principe de la Théorie critique

    Traduction sous la direction d’Alain Patrick Olivier et Maiwenn Roudaut

    Alain Patrick Olivier, Jean-Marie Lardic
    La théorie de la reconnaissance constitue aujourd’hui un paradigme essentiel pour les sciences humaines et fait l’objet de multiples métamorphoses et controverses dans la pensée contemporaine, par exemple dans les domaines du droit, de la politique, de l’économie, de la morale, de l’éducation, de l’épistémologie. Le présent ouvrage de Hans-Christoph Schmidt am Busch offre l’exemple d’une réinterprétation active de la théorie envisagée aussi bien en rapport à l’exégèse de la tradition philosophique dont (...)

  • Guillaume Lejeune (Hg.)

    La question de la logique dans l’Idéalisme allemand

    Actes du colloque de Bruxelles, 7-9 avril 2011.

    Jean-Marie Lardic
    L’élaboration par Kant du concept de logique transcendantale renouvelle profondément la façon de concevoir la logique et contribue à susciter la question de la logique telle que Trendelenburg la posera : penser tout à la fois le contenu et la forme en évitant l’écueil du formalisme et l’écueil du dogmatisme. Le but du présent recueil est de montrer comment les enjeux liés à cette mise en question sont débattus tout au long de l’idéalisme allemand. Contre la tendance des logiciens et des (...)

  • Sous la direction d’Alain Patrick Olivier & Elisabeth Weisser-Lohmann

    Kunst – Religion – Politik

    Art – Religion – Politique

    Alain Patrick Olivier, Jean-Marie Lardic
    Le lien qui unit les trois sphères culturelles de l’art, de la religion et de la politique est d’une importance centrale pour la philosophie contemporaine. La problématique ne vient pas seulement du fait que ces sphères se sont constituées de façon autonome pour relever de domaines scientifiques distincts. Elle vise aussi bien un processus de transformation social et historique global où se trouvent mise en cause les modèles hiérarchiques et les systèmes d’orientation issus de la tradition, qui (...)

  • Les lumières de Jürgen Habermas

    Habermas et la motivation de l’éthique

    Revue Lumières n° 19, sous la direction de Tristan Coignard et Maiwenn Roudaut, p. 93-102

    Jean-Marie Lardic
    On trouvera cet article de Jean-Marie Lardic dans le numéro 19 de la revue Lumières consacré à Jürgen Habermas, p. 93-102.
    Présentation du numéro
    Le dialogue avec les Lumières est un fil conducteur dans l’ensemble de la philosophie de Jürgen Habermas et représente selon lui un outil opératoire pour s’opposer aux « nouvelles mythologies » et à une « société anonyme sans sujet ». Si l’on reconnaît encore aujourd’hui que Habermas est resté fidèle au projet d’émancipation des Lumières, historiens comme (...)

  • Sous la direction de Jean- François Kervégan et Bernard Mabille, Avec la collaboration d’Élodie Djordjevic

    La logique actionnelle et la « vraie critique »

    Dans « Hegel au présent. Une relève de la métaphysique », pp. 145-157

    Jean-Marie Lardic
    Présentation du collectif
    Quel rapport Hegel entretient-il avec la métaphysique ? Cette question engage un jugement quant à la nature des convictions fondamentales sur lesquelles repose sa philosophie : alors qu’elle a longtemps été louée (ou vilipendée) en tant que métaphysique spéculative, des approches récentes s’estiment en mesure de contourner ce problème. Les arguments hégéliens semblent alors pouvoir être reconstruits et évalués indépendamment des convictions métaphysiques professées par leur auteur (...)

1 2 3


Haut de page up

rechercher sur le caphi


aide & repérage

logouniv       Le site du CAPHI est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 France.      Contrat Creative Commons